Foire Aux Questions
Est-ce normal de répéter les mêmes schémas relationnels ?

Oui. C’est très fréquent et profondément humain. Ces répétitions sont souvent des tentatives inconscientes de résoudre des expériences relationnelles passées qui n’ont pas pu se clore.

Est-ce que cela veut dire que je choisis toujours le “mauvais” partenaire ?

Pas nécessairement. En Gestalt, on s’intéresse moins au choix de l’autre qu’à la dynamique relationnelle qui se met en place et à ce qui se rejoue pour vous dans la relation.

Pourquoi est-ce si difficile de changer, même quand on en a conscience ?

Parce que ces schémas ont été, à un moment de la vie, des solutions créatives pour s’adapter. L’organisme continue à les utiliser tant qu’il ne perçoit pas d’alternative suffisamment sécurisante.

Faut-il comprendre son passé pour sortir de ces répétitions ?

Comprendre peut aider, mais ce n’est pas suffisant. En Gestalt-thérapie, le changement passe surtout par l’exploration de ce qui se vit ici et maintenant : sensations, émotions, façons d’entrer en relation.

Est-ce que la répétition signifie que quelque chose ne va pas chez moi ?

Non. Elle indique plutôt qu’une partie de vous cherche à être reconnue, entendue ou intégrée. Ce n’est pas un défaut, mais un signal.

En quoi la Gestalt-thérapie peut-elle aider ?

La Gestalt permet de développer la conscience de ses fonctionnements relationnels, de ses besoins et de ses limites, afin de retrouver plus de liberté et de choix dans ses relations.

Pourquoi le traumatisme reste-t-il inscrit dans le corps ?

Lors d’un événement traumatisant, le cerveau (amygdale, hippocampe) enregistre des souvenirs émotionnels intenses. Ces empreintes peuvent provoquer tensions, douleurs et symptômes de stress post-traumatique.

Quels sont les symptômes d’un traumatisme psychique ?


Ils peuvent être physiques (douleurs, troubles du sommeil, fatigue), psychologiques (cauchemars, anxiété, irritabilité) ou émotionnels (peur intense, dissociation).

La Gestalt-thérapie aide-t-elle à guérir un traumatisme ?


Oui, car elle travaille sur le ressenti corporel et émotionnel. Elle aide à libérer les tensions, à dépasser l’évitement et à restaurer une sensation d’unité.

Quelle différence avec l’EMDR ou les TCC ?

L’EMDR utilise les mouvements oculaires pour retraiter les souvenirs traumatiques.
Les TCC proposent des outils concrets pour gérer les symptômes anxieux et les phobies.
La Gestalt met l’accent sur la conscience corporelle, la relation et l’expérience émotionnelle.

Peut-on vraiment surmonter un traumatisme ?


Oui. Même après un choc post-traumatique, une personne peut retrouver équilibre et résilience grâce à un accompagnement thérapeutique adapté (Gestalt, EMDR, psychothérapie intégrative).

Pourquoi je retombe toujours dans les mêmes histoires ?

23/01/2026

Pourquoi je retombe toujours dans les mêmes histoires ?

Retomber dans les mêmes schémas relationnels n’est ni un manque de volonté ni un hasard. En Gestalt-thérapie, ces répétitions sont comprises comme des tentatives inconscientes de résoudre des expériences passées inachevées. Ce qui se rejoue dans les relations actuelles est souvent une ancienne manière de s’adapter, autrefois nécessaire, mais devenue limitante. En développant la conscience de *comment* ces schémas se mettent en place dans l’ici et maintenant, il devient possible d’ouvrir de nouveaux choix. Le changement ne passe pas par le contrôle, mais par une meilleure relation à soi, à ses besoins et à ses limites.

 

« Je m’étais pourtant promis que cette fois, ce serait différent… »
Et pourtant, encore une relation qui se termine de la même façon. Les mêmes émotions, les mêmes déceptions, parfois même les mêmes profils de personnes. Cette impression décourageante de tourner en rond n’est ni un manque de volonté ni une fatalité. En Gestalt-thérapie, on y voit surtout quelque chose de profondément humain : une tentative, souvent inconsciente, de résoudre une vieille histoire.

La répétition n’est pas un hasard

Si nous retombons dans des schémas relationnels similaires, ce n’est pas parce que « nous aimons souffrir » ou que « nous choisissons mal ». C’est parce que notre organisme cherche la cohérence et la sécurité dans ce qu’il connaît déjà, même lorsque cela fait mal.

En Gestalt, on parle de figures inachevées : des expériences passées – souvent relationnelles – qui n’ont pas pu être pleinement vécues, comprises ou digérées émotionnellement. Tant qu’elles restent ouvertes, elles continuent de demander de l’attention. Et l’une des façons qu’elles ont de se manifester, c’est la répétition.

Rejouer pour réparer

Inconsciemment, nous espérons que cette fois-ci, l’histoire se terminera autrement.
Que l’autre sera enfin présent.
Qu’il ou elle nous choisira.
Que nous serons reconnus, aimés, respectés.

Ce n’est pas tant la personne que nous cherchons à retrouver, mais une sensation familière, parfois très ancienne. Le problème, c’est que rejouer la même scène avec les mêmes rôles conduit rarement à une fin différente.

Le rôle de l’ajustement créateur

Ces schémas se sont souvent construits très tôt comme des ajustements créateurs : des manières intelligentes, à un moment donné de notre vie, de faire avec ce qui était possible. Se taire pour ne pas perdre l’autre. S’adapter pour être aimé. Se surinvestir pour exister dans la relation.

Ce qui était une solution hier peut devenir une impasse aujourd’hui. Mais tant que nous n’en avons pas conscience, l’organisme continue d’utiliser cette stratégie… parce que c’est celle qu’il connaît.

Sortir du “pourquoi” pour aller vers le “comment”

La Gestalt ne cherche pas d’abord à expliquer, mais à rendre l’expérience consciente dans l’ici et maintenant.
Comment est-ce que je m’engage dans la relation ?
À quel moment je ne m’écoute plus ?
Qu’est-ce que je ressens juste avant que le scénario ne se répète ?

En développant cette conscience, quelque chose peut enfin bouger. Non pas en forçant un changement, mais en ouvrant de nouvelles possibilités de choix.

Et si le vrai changement commençait par la relation à soi ?

Souvent, le fil conducteur de ces histoires n’est pas l’autre… mais la relation que nous entretenons avec nous-mêmes. Apprendre à reconnaître ses besoins, ses limites, ses élans. Oser rester en contact avec ce qui est vivant en soi, même quand c’est inconfortable.

Ce n’est pas une recette miracle. C’est un chemin.
Mais c’est souvent là que les répétitions commencent à perdre leur pouvoir.

Pour conclure

Retomber dans les mêmes histoires n’est pas un échec personnel. C’est un signal.
Quelque chose en vous cherche à être vu, entendu, intégré.

En Gestalt-thérapie, on ne cherche pas à « corriger » la personne, mais à l’accompagner pour qu’elle retrouve sa capacité naturelle à faire des choix plus ajustés, plus vivants, plus libres.

Et parfois, comprendre pourquoi l’on retombe… commence par accepter de regarder comment on avance.

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Cécile Sportes psy Gestalt-thérapeute,

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